Membres du jury, 2008
Le président: Tariq Alí (Pakistán)
Ecrivain, directeur de cinéma et historien, Alí est né et grandi à Lahors aujourd’hui Pakistán, au sein d’une famille communiste. Quand il étudiait à l’Université de Punjab, organisa des manifestations contre la dictature militaire du Pakistan. Par ses contacts avec les mouvements radicaux, leurs parents, craignant par sa sécurité, l’ont envoyé en Angletèrre. Il a étudié à Oxford, des sciences politiques et philosophie, et il a été le premier pakistanais élu président du syndicat des étudiants d’Oxford (Oxford Union). Sa réputation s’est forgée durant la guèrre de Vietnam, quand il a établi des débats sur la guèrre avec des personnages tels que Henry Kissinger et Michel Stewart. Après il devient de plus en plus critique des politiques extérieures des Etats-Unis et Israël.
Actif dans la gauche dès les années soixante, il appartient à la rédaction de New Left Review. Alí a participé activement à la politique par sa collaboration avec le parti trotskiste, The international marxist group (IMG) et avec le journal The Black Dwarf.
Depuis alors Ali a été un critique des politiques économiques néolibérales et il a été présent au Forum social mondial à Porto Alegre, Brésil, où il fut l’un des dix-neuf qui ont signé le Manifeste de Porto Alegre.
Il écrit ordinairement pour The Guardian, Counter punch, London Review of Books, Monthly Review et Z Magazine. Alí est en outre éditeur et collaborateur assidu de la revue New Left Review et assesseur de la chaîne de télévision sudaméricaine Telesur.
Il a publié plus d’une douzaine de livres sur l’histoire et la politique mondiale et cinq romans. Son livre le plus récent c’est The clash of Fundamentalisms: Crusades Jihads and Modernity [Le conflit des Fondamentalismes. Croisades. Jihads et Modernité] (Londres, Verso, 2000). En espagnol a publié les romans suivants: A la sombra del granado. Una novela en la España musulmana [À l’ombre du grenadier: un roman de l’Espagne musulmane] (Barcelone, Planeta. De Agostini, 1999); El libro de Saladino [Le livre de Saladine] (Barcelona, Edhasa, 1999); et La mujer de piedra [La femme en pierre] (Barcelona, Edhasa, 2001)
Orig: Wikipedia.
Frei Betto, (Belo Horizonte, Minas Gerais, 1944)
Il est né au sein d’une famille de classe moyenne comme Carlos Alberto Libanio Christo. Fils d’un juge et d’une auteur de plusieurs livres de cuisine mineira de son état natal. Il était étudiant de la Faculté de journalisme quand il décida d’entrer à l’ordre des dominicains à vingt ans. En plus du journalisme il a étudié théologie, philosophie et anthropologie.
Il a connu les prissons de la dictature en deux occasions. À vingt ans en 1964 fut arrêté et torturé pendant 15 jours, après il a passé quatre ans en prisson (1969-1973), dont deux parmi des prissonniers de causes communes, parce qu’il était collaborateur de l’organisation de guérrille Action libératrice nationale (ALN), que dirigeait le mythique Carlos Marighella, et participait avec d’autres pères à un groupe d’appui aux persécutés politiques. Il n’a participé à aucune action de violence mais il a donné couverture à ceux qui ont pris les armes. Quand il a récupéré sa liberté a été pour cinq années à la favela de la ville de Victoria. En 1979 il a passé à Saõ Paulo, plus précisement à la ceinture industrielle de la grande ville où il a connu Lula. Dans les années 80 il a été au Nicaragua, Cuba, Chine, L’Union soviétique, la Pologne et la Tchécoslovaquie. Il maintien les liens au couvent des dominicains de Saõ Paulo, dans lequel il conserve sa cellule. Il participe aux exercices spirituels promûs par l’ordre et exerce d’une certaine manière l’activité pastoral. En deux occasions 1985 et 2005 il a obtenu le prix littéraire Jabuti qui est le plus important du Brésil. En 1986 fut élu l’intellectuel de l’année par l’Union brésilienne d’écrivains. Assesseur des mouvements sociaux, tels que les communautés eclesiales de base et le Mouvement de travailleurs ruraux sans tèrre. En 2003 et 2004 fut l’assesseur spécial du président Luis Ignacio Lula da Silva et coordinateur de la movilisation sociale du Programme “Hambre cero” (cero faim).
Auteur de 48 livres publiés, Frei Betto a du arrêter sa passion par la littérature. “Mes livres circulent dans les librairies, mais je n’ai pu travailler dans des nouveaux projets de création”. À Cuba il est fameux par son interview Fidel et la religion, livre sur la Révolution cubaine de consulte obligée. Il a aussi écrit une biographie non autorisé du Christ, Entre todos los hombres [Entre tous les hommes] qui a été bien acueillie par la coupole de l’Eglise catholique. "C’est ma vision de Jesus et ma déclaration d’amour à Jesus”.
Orig: Wikipedia
et Googlepages
Carlos Fernández Liria (Espagne)
Profesor de philosophie I (métaphysique et théorie de la connaissance) de l’Université complutense de Madrid. A publié des livres: Dejar de pensar [Arrêter de penser] (1986), Volver a pensar [Penser de nouveau] (1989), Sin vigilancia y sin castigo. Una discusión con Michel Foucault [Sans surveillence et sans punition. Une discussion avec Michel Foucault] (1992), El materialismo [Le matérialisme] (1998).
Et avec d’autres auteurs: La impaciencia de la libertad. Michel Foucault y lo político [L’urgence de la liberté. Michel Foucault et le politique] (2000), Educación para la ciudadanía [Education pour la citoyenneté] (Ed. Akal, Espagne, 2007).
Orig: wwwdefensahumanidad.cu.
Noe Jitrik. (La Pampa, 1928)
L’un de plus connus critiques littéraires argentins. Depuis 1939 a vecu la plus grande partie de sa vie a Buenos Aires, le reste en Europe et Mexique, où il a passé des années d’exil entre 1974 et 1987. Il est l’auteur de nombreux essais sur littérature et histoire, critique littéraire, théorie et narrations, contes et romans. A été professeur et chercheur aux Universités de Buenos Aires, Mexique et en France. Actuellement il est chercheur et directeur de l’Institut de Littérature hispanoaméricaine de la Faculté de Philosophie et lèttres de l’Université de Buenos Aires. Parmi d’autres prix il a reçu celui de Cavalier des arts et de lèttres décerné par le gouvernement de France, et le prix Xavier Villaurrutia, Mexique 1981. De nos jours il dirige une oeuvre monumentale: L’Histoire critique de la Littérature argentine qui apparaîtra en douze volumes et publié par Editorial Sudamericana.
Orig: Literatura.org
Jesus Arboleya Cervera (La Havane, 1947)
Licencié en sciences historiques en 1975 et docteur dans la même spécialité en 1995. De 1993 à 1996 chercheur du Centre d’Etudes sur des affaires de sécurité nationale, il a collaboré avec le Centre d’études d’alternatives politiques et le Centre d’études sur les Etats-Unis de l’Université de La Havane.et avec le Centre d’études d’Amérique et le Centre d’études d’Europe. Il a accompli des missions permanentes dans l’ONU de 1975 à 1979 et dans la Séction d’interêts de Cuba à Washington jusqu’en 1981. Jusqu’en 1990 responsable du groupe chargé du travail sur l’émigration au département d’Etats Unis du Minrex, et il a fait l’office d’assesseur du président del Istituto cubano de amistad con los pueblos (l’Institut cubain de l’amitié avec les peuples) (ICAP).
Il a publié: Las corrientes políticas en la comunidad de origen cubano en los Estados Unidos [Les courant politiques dans la communauté d’origine cubain aux Etats-Unis] (Thèse de doctorat, MES, La Havane 1994), Havana-Miami The U.S. migration conflict [Havane-Miami. Le conflit migratoire Us-Cuba] (Ocean Press, Melbourne, 1995), Cuba, Revolución, contra-revolución y emigración [Cuba, Révolution, contre-révolution et émigration] avec mention spéciale du prix Casa de las Américas, La Havane 1996, La contrarevolución cubana [La contre-révolution cubaine] (Editorial de ciencias sociales. La Havane 1997) et La Ultraderecha cubano-americana de Miami [L’ultre-droite cubaine-américaine de Miami] (Editorial de ciencias sociales, La Havane, 2000).
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