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Déclaration officielle du jury du concours international d’essai «Penser à contre-courant», 2005

Le jury du deuxième concours international d’essai s’est réuni à La Havane, Cuba, du 6 au 9 juin 2005. Il est composé de James Cockcroft (Etats-Unis), María Ciavatta Franco (Brésil), François Houtart (Belgique), Roberto Fernández Retamar (Cuba) et Atílio Boron, ce dernier agissant en qualité de président du jury.

Le délai de réception ayant expiré le 30 avril dernier, le jury a examiné les travaux présentés au concours. 185 textes ont été reçus, provenant de 24 pays et rédigés, dans leur grande majorité, en espagnol mais également en portugais, en anglais et en français.

Le jury souhaite, en premier lieu, féliciter les organisateurs de ce concours que sont le ministère de la Culture, l’Institut cubain du livre et la maison d’édition Ciencias Sociales, pour l’accueil très favorable dont il a fait l’objet, pour la diversité de pays qui ont participé au concours et pour les excellentes conditions dans lesquelles le jury a pu réaliser son travail, sans aucune sorte de restriction qui aurait pu entraver ses délibérations. Il souhaite également exprimer sa satisfaction en raison de l’excellente qualité des travaux présentés, ce qui l’a obligé à réaliser un effort extraordinaire pour sélectionner les lauréats. L’excellence des contributions et la variétés des thèmes abordés, qui concernent les aspects les plus divers de la réalité contemporaine, sont des preuves éloquentes que nous sommes arrivés à un point d’inflexion et que la pensée critique se fraye avec force un chemin dans cette silencieuse bataille d’idées que nous menons et où se joue une part importante de l’avenir de l’humanité. En troisième lieu, et comme conséquence de ce qui précède, les membres du jury exhortent les organisateurs à poursuivre leurs efforts afin de promouvoir la pensée critique à travers cette manifestation et d’autres initiatives qu’ils estiment pertinentes et s’engagent à leur offrir leur collaboration dans la réalisation de cet objectif.

Compte tenu de ce qui précède, le jury a décidé à l’unanimité d’attribuer :

La Mention d’honneur, hors concours, s’agissant des travaux de deux scientifiques reconnus mondialement, à James Petras (Etats-Unis) pour «Imperial state, Imperialism and Empire» et à Luis Suárez Salazar (Cuba) pour «Vers un nouveau paradigme pour l’intégration multinationale latino-américaine et caribéenne : une approche à partir d’une perspective critique et participative».

Le jury a décidé d’attribuer :

Le premier prix à Mario A. Solano (Costa Rica) pour son travail intitulé «Capitalisme et violence».
Le deuxième prix à Santi Duñaiturria Zumarraga (Pays basque) pour son travail intitulé «Le contre-virus de la raison technologique/hégémonique : la souveraineté des Nations sans Etat».
Le troisième prix à Gehan Gunasekara pour son travail intitulé «True globalisation».

Le jury a décidé également de recommander la publication des travaux suivants :

  • Alejandro Soba (Argentine): «La relation entre la science et la domination. Une analyse critique du discours de Marcelino Cereijido».
  • Marco Antonio Perruso (Brésil): «Marxismo, movimentos sociais e fenomenologia».
  • Mariano Zukerfeld (Argentine): «Biens informationnels et capitalisme».
  • Eugenio Martínez Enríquez (Cuba): «La globalisation néolibérale et la liberté de circulation : paradoxes conceptuels et pratiques».
  • María de los Ángeles Castañeda (Mexique): «Où se trouve la frontière sud des Etats-Unis?».
  • Joaquín G. Santana (Cuba) : «La poussière qu’a amené ces boues».
  • Julio Salesses (Argentine): «L’unité latino-américaine en tant que réponse à la globalisation».
  • Alfredo Falero (Uruguay): «Dix thèses erronées sur l’intégration régionale en Amérique latine. Eléments de sciences sociales pour une perspective alternative».
  • Ana María González (Argentina): «L’utopie, cette idée classique».
  • Andrés Eduardo Ruggeri (Argentine): «Les travailleurs prennent le contrôle : implications politiques des entreprises autogérées en Argentine».
  • Silvio Rafael Jova Argota (Cuba): «Mythes et légendes de l’économie contemporaine».
  • Miguel Mirra (Argentine): «Le défi des documentaristes».

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